Mes chemins sauvages - Régis Cavignaux

samedi 2 août 2014

Deux ados

Belle fin de journée, la chaleur s'estompe et les couleurs de la campagne s'avivent dans le soleil couchant.
Un troupe de cigognes déambule dans les chaumes à la recherche de campagnols. Les échassiers n'ont pas leur pareil pour harponner les rongeurs qui se dissimulent sous la paille.




Quelques kilomètres plus loin, un petit verger  est le terrain de jeux de deux renards. Les pelages fauves se poursuivent dans une herbe fraîchement coupée avant d'enchaîner bousculades et culbutes. Je ne peux résister et je tente une approche à quatre pattes sous la haie épineuse.
Je peux maintenant mieux les observer, ce sont deux renards de l'année; des ados inexpérimentés, du genre de ceux qui finissent sous les roues des automobiles. Trop insouciants encore!
Les deux compères se sont arrêtés de jouer, ils paraissent hauts sur patte, dégingandés, avec un pelage encore clair et juvénile.


Le premier quitte le pré pour gagner un maïs alors que le second s'attarde.

J'avance encore et le goupil me repère; je l'intrigue! Recroquevillé dans les broussailles, ma silhouette n'évoque pas un danger.


Le canidé approche me permettant quelques images.






Il est rapidement trop près, passe à 1 mètre de moi, me contourne, cherche à identifier cette forme et cette odeur. Moi j'en prends plein les yeux, souffle retenu et téléobjectif inutile.


Rassuré, l'ado renard s'éloigne pour déguster les quetsches tombées; un petit en-cas avant une maraude nocturne.

Délicieuse, cette quetsche !

 Le maïs se referme sur la pelisse fauve alors que le soleil disparaît.
Moi qui voulait rentrer tôt, c'est loupé!! Je plaide non coupable, c'est la faute des forêt, des champs et de tous les habitants qui les peuplent.


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